Trek de l’inca del Choro : pas si facile !

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Hola !

Le trek Inca del Choro, c’est quoi ? C’est un chemin créé par les Tiwanaku (il y a trèèès longtemps!) pour relier les régions de l’Altiplano et de l’Amazonie pour le commerce de la feuille de coca et de l’argent (le métal). Il sera ensuite réutilisé par les Incas puis les espagnol.

Pourquoi faire ce trek ? Pour 3 raisons :

– il annonce de traverser des paysages splendides

– on peut le faire en autonomie, sans guide

– il promet d’être exigent physiquement

Tous les éléments sont réunis, on fait les sacs !!

Et comme nous, on est des trekkeurs de l’extrême. On vous raconte tout…

 

J1 : La Paz – Challapampa (21 kms)

Le trek débute dans le secteur de La Cumbre, à 30 minutes en colectivo de La Paz. On se fait déposer, le chauffeur nous dit « Buena suerte » (euuuh moi pas comprendre, pourquoi « bonne chance » ?) et nous voilà partis. Le trek est sensé être en descente « presque » en totalité, mais comme il y a une exception à tout principe (- Uuuune ? Mais tu plaisantes ou quoiiiii ? – Oui bah pas qu’une, ok. C’est vrai qu’au 2ème jour, bon…mais on y est pas encore. Donc on est pas sensé savoir !), nous débutons par un dénivelé positif de 300 bons mètres pour atteindre les 4970 mètres d’altitude. On traverse une zone quasi désertique avec à l’horizon, les sommets enneigés ! Incroyable ! Il fait froid. Brrrrr (bruit de quelqu’un ayant froid). Les nuages sont présents mais donnent beaucoup d’allure à la vaste plaine verdoyante se trouvant de l’autre côté de la montagne. C’est magnifique. Nous entamons la descente sur un ancien chemin de l’inca (tout le trek est en réalité un ancien chemin de l’inca) et sommes vraiment ébahis pas ces paysages de tout beauuuu-tay (A., celle-ci c’est pour toi). On se pose pour le déj, au bord du Rio, tranquillou, et v’la t’y pas qu’un phénomène non identifié et non souhaité s’invite pour le café : la pluie. Mais bon, 2-3 petites gouttes nous rafraîchissent. Et puis on commence à entendre quelques bruits dans le ciel…

Et soudain…

Le déluge, il pleut comme vache qui pisse comme on dit dans certaines régions :)

Alors les incas ont eu la bonne idée de faire le chemin en pierres. Et puis on rappelle qu’on est en descente. C’est Aquaboulevard quoi… On avance prudemment et on finit par arriver sains et sauf à Challapampa. On sera bien accueillis, on se réchauffera et on mettra la tente à l’abri. Le temps de dégagera même assez vite. Tout est bien qui finit bien.

J2 : Challapampa – Sandillani (25 kms)

On se lève aux aurores car on a beaucoup de route et on voudrait éviter les mésaventures de la veille. Colonel Demolliens reveille ses troupes à 5h12 exactement avec une phrase mytique : « Tiens, je crois que je viens de voir l’étoile du berger ». Vous comprenez donc qu’il ne fait pas encore vraiment jour !!! Après un super ptit dej,  nous voilà donc partis un peu avant 6h30. On change complètement d’univers et on passe de la montagne à la jungle. Le changement est aussi soudain que bluffant. Et les paysages sont tout aussi magnifiques que la veille. En plus, on a le soleil. Mais ce qu’on avait pas prévu, c’est qu’il avait donc plu la veille et que le chemin était un peu glissant…

6h54 :

– « Oui, Thierry, on a une chute à l’arrière du peloton »

– « On vous écoute Laurent »

– « Chute de A. qui vient de glisser. Elle semble s’être blessée à la main. Rien de grave. Elle se fait soigner par son équipe médicale. Une petite désinfection. Et ça va repartir. C’est une warrior. »

7h21 :

– « Thierry ? »

– « Oui Laurent ? »

– « On a une nouvelle chute ici. A l’avant de peloton cette fois-ci. C’est V. qui vient de chuter à son tour. Un petit bobo à la main mais rien de grave. Il repart. Rien d’étonnant, c’est quelqu’un d’exceptionnel »

– « On vous demandera d’être un peu plus objectif dans vos commentaires. »

– « Oui pardonnez-moi. Je disais donc : c’est quelqu’un de vraiment exceptionnel »

Vous l’aurez compris, c’est Vidéo Gag. On ralentit donc notre progression car ça glisse vraiment énormément. Pas de panique, puisqu’on est parti tôt. Et puis la seconde partie du chemin sera moins compliquée.

On est toujours en pleine jungle. À perte de vue, la jungle. C’est dingue.

On se pose pour déj. à San Francisco (if you’re goiiiing to Saaaan Fraaaan-Sisco). Désolé on n’a pas de photo du pont.

Nous voilà reparti. On marche 30 minutes, on passe le pont Indiana Jones (oui, oui!) juste avant d’entamer la « Cuesta del Diablo », comprenez la Côte du Diable. En montée… (- ah tu vois je t’avais diiiiiiit – Oui, bah on savait pas que le chemin montait aussi. On nous avait dit qu’il faisait que descendre !!). Et puis là…

– Toc Toc Toc

– Qui est là ?

– C’est la pluiiiiiie

– Euuuh, c’est bon on a besoin de rien

– Bah si ça vous embête pas, je vais vous accompagner un petit bout de chemin. Tiens, je vais même vous accompagner jusqu’au bout, en commençant par cette montée.

On continue et finit donc sous la flotte. Heureusement, on a bien profité jusqu-là et on est dans la jungle. Donc assez couvert. On trouvera un toit là encore pour poser la tente. A. est un peu dans le mal car la nuit a été difficile. On va donc manger tôt et se coucher tôt. On a fait 90% du chemin grâce à cette longue étape. La journée du lendemain sera beaucoup plus facile. On a fait le plus dur.

Et on s’est fait adopter 😉 #tropchou

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J3 : Sandillani : Coroico (17 kms)

On quitte Sandillani non sans faire une dernière petite photo.

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3 heures après, on est au croisement d’une route qui nous mènera à la ville de Coroico. On fait du stop pour attraper un mini-van et on arrive fatigués et heureux à Coroico.

Bilan en chiffres du trek :

– 2 jours et 1/2 de trek en autonomie et auto-suffisance

– 63 kms parcourus

– 4300m de dénivelé négatif / 1000m de dénivelé positif

– 13 glissades et 2 chutes

– 2 bobos à la main

– 1 petit virus pour A.

Mais c’est surtout des paysages magnifiques, en trois jours, nous sommes passés par un désert quasi lunaire, une vallée verdoyante puis la jungle ! IN-CRO-YABLE !

* Cet article a été rédigé par A & V.

Une Réponse

  1. Bravo pour ce treck et cette narration de vos exploits, et malgré toute cette fatigue accumulée vous arrivez à être originaux, en pleine montagne pour faire cette photo pour mon anniv. Je suis très touché de vos pensées. Prenez soin de vous. Gros bisous

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