Parce que la vie doit continuer, San Pedro et ses environs

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Hola,

Allez, on va essayer de vous raconter nos aventures à San Pedro de Atacama pour vous changer les idées.

San Pedro, une ville qui, dès les premières rues, nous a plutôt donné la nausée. Très loin de ce que nous avions pu voir auparavant en effet : peu de locaux, des touristes qui se marchent presque dessus, des hôtels et des agences d’excursion à perte de vue.  Bref, zéro intérêt. On a pris un hôtel un peu par défaut pour la première nuit, puis un autre pour les suivantes, un peu à l’écart de la ville, dans lequel on a pu planter notre tente (il y avait une cour intérieure faite pour ça hein, on a pas planté la tente dans les couloirs ou le hall de l’hôtel), et on s’est tout de suite senti mieux.

Après avoir fait une ou deux agences dans un but de contre-espionnage (comprenez, pour étudier les prix) on en est venu à la conclusion que : prix des excursions = location d’une voiture, avec la liberté en plus, et ça, ça n’a pas de prix. Mais avant de louer un 4×2, on a loué des vélos, pour se faire la main.

J1 : vallée de la lune et vallée de la mort

La vallée de la lune : un bonheur incommensurable.  On savait que les tours organisés partaient pour le coucher du soleil, alors on s’est dit (comprenez, Amélie,  la tête pensante du couple, s’est dit) qu’on irait le matin pour le lever du soleil. On loue donc nos vélos et on les enfourche le lendemain matin à 5h30, frontales sur les têtes, et on parcourt les rues de San Pedro, puis la route, puis la piste qui mènent à la vallée de la lune. Après une bonne dizaine de bornes, on voit une dune faisant face à la chaîne de montagnes derrière laquelle se cache encore le soleil à cette heure. Il est 6h15. On s’installé et on sort le petit-déj : une baguette de pain achetée la veille dans la seule boulangerie française de la ville (on avait déjà craqué la veille pour pain au choco et baguette au fromage de chèvre). Avec ça, la petite confiture qui va bien et le paquet de cookies. Et on attend que le soleil fasse son apparition. Sachez qu’à ce moment-là, on est complètement seuls. Même le personnel du parc n’est pas présent. Juste nous deux. On a vécu un instant magique. On a repris ensuite nos vélos et on a fait un tour dans la vallée, toujours seuls. Puis on est rentré, extrêmement ravis de périple.

La vallée de la mort : une sorte de canyon, aux falaises rougeâtres,  assez impressionnant par sa taille et ses couleurs. On y va, toujours à vélo, mais pour le coucher du soleil cette fois. On a pris l’apéro dans le sac : vin et crackers salés, et on a vu la vallée devenir rose, rouge vif, bref, dans des couleurs incroyables.  Et le retour en vélo à été tout aussi marquant. Instant magique n°2.

J2 : lagune de Cejar, lagune de Tebenquiche, lagune de Chaxa, lagunes Miscanti-Miniques, piedras rojas

Et oui tout ça ! Ou l’avantage de se lever tôt et d’être en voiture ! Alors j’ai parlé d’un 4×2 (un semblant de 4×4) mais on a été surclassé en 4×4. La classe. 4×4 que l’on a décidé de garer au parking de l’hôtel. 4×4 qui, malheureusement, ne vole pas. Donc, comment fait-on, à 6h30 du matin, pour sortir d’un parking délimité par 2 barrières reliées entre elles par une chaîne,  fermée par un cadenas ? Vous avez 3 heures…

Réponse : à 6h du matin donc, nous voilà, avec Amélie, à retirer un à un la douzaine de parpaings qui prolongent la barrière pour empêcher quiconque de la contourner. Choueeeette !! Sachant qu’avant ça on s’était rendu compte que la cuisine, dans laquelle nous avions nos vivres pour la journée, était fermée à clef. Obligés donc de réveiller la gardienne de nuit.

Après ces moultes tentatives d’obstacles, nous avons fini par prendre la route. Et on s’est ré-ga-lé !!! On vous laisse apprécier la beauté des lieux. C’était journée spéciale « lagunes », toutes plus belles les unes que les autres. En plus on a vu un zorro, un petit renard tout mignon. Et tout cela dans la tranquillité la plus absolue. Le bonheur.

On rentrera en fin de journée des étoiles plein le yeux

J3 : salar de Tara

« Un guide ou un tour s’avère absolument indispensable (…) Aucun repère visuel, pas de piste,  pas de réseau téléphonique,  même avec un GPS, vous risquez de vous perdre ». Le guide du Routard.

Du coup, qu’est-ce qu’on a fait ?

Bah on y est allé, seuls, avec notre 4×4.

On s’est vite rendu compte qu’en préparant le truc (infos sur internet), en étant un peu débrouillard, et en ayant le sens de l’orientation pour trouver ses repères et le sens de l’observation pour identifier les traces des autres 4×4 étant passé moultes fois avant nous, c’était faisable. Et on a bien kiffé. La traversée du Salar, la lagune, les cathédrales de pierre, les monjes de la pacana, ces roches ciselées par le vent. « L’altiplano dans toute sa splendeur », comme dirait nos amis du guide du Routard.  Et là, on est bien d’accord.

On rentrera de cette journée vraiment heureux. Plus globalement ravis de ces 3 jours d’aventures dans les environs de San Pedro, passés dans la liberté la plus absolue. On enchaînera avec un bus qui nous amènera à Chanaral, une ville vraiment particulière qui a vécu une mésaventure il y a quelques mois. Mais on garde le suspens pour le prochain article.

Take care, plus que jamais.

Besos.

3 Réponses

  1. Maman Francine

    Merci pour ces belles images, très important de nous montrer toute cette beauté dans le marasme actuel.
    Restez très vigilants, je pense bien à vous deux, gros bisous.

  2. Coucou, vous avez enlevé les parpaings mais vs ne dites pas si vs les avez remis en place après être passé ? ?? Très beaux paysages, vous êtes trop mignons avec vos shorts et vos collantson vous croirait vraiment en apesanteur avec vos sauts de grenouilles. Sinon pas trouvé la réponse à la question parce que trop tard pour me creuser les meninges.
    Gros bisous à vs 2 on vs aime très fort

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